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Jeudi 14 novembre
Saint Laurent de Dublin
Abbé de Glendalough, et archevêque de Dublin (✝ 1180)

Claire Fauvet-Muller, des mains et un cœur en or

Parvenir à construire des ponts de volonté, et faire de son mieux pour produire du bel ouvrage, Claire Fauvet- Muller en a probablement intégré la manière dès sa plus tendre enfance.

Cet article a été publié dans le magazine « Église dans les Vosges ». En vous abonnant , vous êtes informé-e et vous soutenez l’information et le dialogue dans le diocèse.

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Dès 18 ans, elle sera embauchée dans un négoce de matériaux. Son entrée dans la vie professionnelle se concrétise. Elle devient secrétaire de l’atelier de menuiserie de son père. Le travail du bois lui plaît, elle aime cette odeur de sciure fraîche. Elle exercera alors également, et elle en est très fière, en qualité de menuisière, jusqu’en 1988.
Chez elle, la cuisine, les meubles, c’est du fait maison ! Mariée à Dominique, un chef d’entreprise en travaux publics, dont elle est conjointe-collaboratrice, Mme Fauvet-Muller a mis au monde quatre enfants. Deux grandes filles, Alice, 26 ans, Caroline, 23 ans et deux garçons. Un petit, décédé prématurément, et Thomas qui aurait eu vingt ans cette année. Thomas, si fragile qu’il fallait veiller sur lui sans relâche. Thomas, dont l’état de santé exigeait d’y consacrer tellement d’énergie._ Claire se souvient qu’à l’époque, elle recevait chez elle quelques écoliers de cours moyen et leur dispensait des cours de catéchisme. On prend vite des habitudes et en 1997, elle acceptait de se déplacer à Domremy pour y enseigner le caté, en doublon avec une autre personne.

Sa vie sur terre ne tenait qu’à un fil, Thomas devait fermer les yeux pour toujours en 1999. Pour Claire, la blessure en son cœur de mère était alors trop béante. Elle qui s’était lancée avec les groupes d’une douzaine d’enfants de 8 à 11 ans ne parvenait plus à côtoyer les anciens camarades de son fils. Tous le lui rappelaient trop. Pour oublier son chagrin, Claire releva la tête et regarda vers l’avenir. “J’avais compris que sans cela, je ne pourrais plus assumer... Il fallait que je fasse quelque chose, pour lui. Il est là. Sa présence me stimule...”

Un virage marquant

L’an 2000 devait marquer un virage, Mme Fauvet-Muller choisit de cesser le catéchisme pour aider différemment l’Église. L’informatisation remplaçait alors les bons vieux livres de comptes de la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc- Saint-Elophe. Sur proposition de l’abbé Mangin, elle devint trésorière. Un poste qu’elle assura jusqu’en 2008 avec l’abbé Veillon et la transition avec la prise de fonction de l’abbé Lambert.
Si elle reconnaît bien volontiers “ne pas aller à la messe trop souvent”, et même se l’entendre un peu reprocher par le prêtre, Claire s’implique toujours plus dans la vie de son secteur.

Ses compétences lui permettent de se pencher sur la comptabilité, de gérer les abonnements du bulletin paroissial. Elle prête sa plume pour y dépeindre des portraits de personnages les plus divers. À l’occasion, il faut taper les textes et réaliser la mise en page. S’occuper des envois postaux et du portage à domicile...
Les fêtes du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc ? Claire Fauvet- Muller est tombée dans le chaudron. La dynamique est enclenchée. “Il faut avancer ! Nous avons une réunion tous les mois... Nous sommes une douzaine de personnes, nous formons une section de l’association des sanctuaires de Jeanne d’Arc...”

Comme de bien entendu, Mme Fauvet- Muller est chargée des finances. Une belle image d’Épinal est commandée à Antonio Gacia. Les maquettes ont été étudiées, réfléchies, avant de signifier un choix. La messe télévisée fut un grand moment. L’abbé Michel Lambert sait pouvoir s’appuyer sur un soutien appréciable. De l’énergie à revendre, Claire est de ces gens qui se retroussent les manches et se mettent à la tâche. “Il y a beaucoup de choses à faire pour aider l’abbé Lambert ! L’anniversaire de Jeanne d’Arc sera un moment fort, il nous faut être à la hauteur ! Nous concrétiserons avec un événement par mois, dès le 6 janvier, jour de la naissance de Jeanne !”

La mort n’est pas une fin

Bénévole de la MJC à Neufchâteau depuis environ 6 ans, trésorière pendant 3 ans, Claire Fauvet-Muller a été portée à la présidence en mai 2011. Mais, elle a dût se résigner à quitter la MJC en trop grandes difficultés associatives.
Secrétaire de la société de loisirs de Maxey-sur-Meuse où elle demeure, Claire fut aussi déléguée et secrétaire des parents d’élèves. Passionnée d’informatique, elle a créé un site sur Maxey. Elle apporte encore son concours à celui de la paroisse. Le tricot, le crochet, maintenant la dentelle au fuseau découverte à Xaronval, occupent son temps libre.

La lecture d’ouvrages éclectiques alimente des questionnements. Claire en est convaincue, il existe un ailleurs. “La mort n’est pas une fin... Thomas me booste ! Figurez-vous que je suis même allée au Futuroscope... pour lui !”
Claire apprend à jouer au bridge, cultive un potager et une serre à l’intérieur de laquelle quelque 800 pieds de fleurs poussent au printemps. Le monde mérite d’être découvert. Claire voyage Malte : la Terre-Sainte... “On a son chemin à accomplir...”. Une étoile brille un peu plus fort que les autres dans le ciel.

Josée Tomasi-Houillon

Cet article a été publié dans le magazine « Eglise dans les Vosges ». En vous abonnant , vous soutenez et favorisez la circulation de l’information et le dialogue dans le diocèse.

Publié le 24/01/2012 par Alice.