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Jeudi 21 octobre
Sainte Céline
mère de saint Remi de Reims (Ve siècle)

Méditation : 13° dimanche - 28 juin 2015

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,21-43.

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… –
elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –…
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? »

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Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. _ Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

LA FOI QUI SAUVE

Dans l'évangile d'aujourd'hui, deux miracles, la guérison d'une femme condamnée à mourir en raison d'hémorragies incurables et le « réveil » de la petite fille du chef de synagogue nous invitent à progresser dans la foi en la puissance de résurrection de Jésus.

La femme hémorroïsse espère « être sauvée » - c'est le mot utilisé par Marc - simplement en touchant le vêtement de Jésus. Or si ce contact arrête instantanément son hémorragie, Jésus exige davantage pour qu'elle reçoive bien plus que la guérison.
La femme doit sortir de l'indistinction de la foule et entrer dans une relation personnelle à Jésus pour dire sa foi non sans crainte ni tremblement; à ce moment-là, elle pourra véritablement repartir dans cette paix profonde que seul Jésus peut donner.

Jaïre, le chef de synagogue, est aussi troublé quand on lui annonce que sa fille est morte. Mais Jésus l'encourage : « Ne crains pas, crois seulement». Aussi Jaïre, malgré l'incrédulité sarcastique des gens de son entourage, continue son chemin avec Jésus.

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Alors la parole que Jésus prononce en saisissant la main de l'enfant a une efficacité immédiate; l'enfant morte se lève aussitôt et se met à marcher.

Et Jésus, qui par ce miracle révèle que « Dieu n'a pas fait la mort [mais qu'il] a créé l'homme pour l'incorruptibilité » (première lecture), demande aux témoins de ne rien dire : seuls ceux qui accueillent la parole de Jésus peuvent reconnaître un miracle. « Puis il leur dit de la faire manger » : par ces derniers mots, l'évangéliste Marc nous fait entendre, que pour celui qui passe de la mort à la vie, une nourriture est préparée.

C'est à nous, qui sommes aussi passés de la mort à la vie par notre baptême, qu'est offerte la nourriture de l'Eucharistie


Publié le 16/06/2015 par Jean Pierre Grivel.