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Jeudi 21 octobre
Sainte Céline
mère de saint Remi de Reims (Ve siècle)

Méditation : 4ème dim. de Carême - 6 mars 2016

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

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Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
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Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

LAISSEZ-VOUS RÉCONCILIER AVEC DIEU

C'est Dieu lui-même qui vous lance cet appel, écrit saint Paul. Il transmettait cet appel aux Corinthiens (deuxième lecture), mais les catéchumènes qui se préparent au baptême peuvent l'accueillir aussi pour eux, et nous avec eux.
Il s'agit d'entrer dans le grand mouvement de réconciliation par lequel Dieu renouvelle sa création. Elle était bonne, mais elle s'est détériorée, et Dieu, pris de compassion, comme le père du fils prodigue, a pris l'initiative de pardonner les péchés des hommes et de leur ouvrir les bras, même si leur repentir n'est pas à la mesure de cet amour.

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Dans la parabole (évangile), en effet, le fils prodigue revient en adoptant un profil bas, celui d'un serviteur, qui, comme tout serviteur chez son père, reçoit de quoi vivre.
Mais s'il revient, s'il se convertit, ce n'est pas par égard pour son père, c'est pour retrouver à manger. Malgré cette motivation terre à terre, le père n'écoute que sa tendresse.
Sans même demander des excuses, il accueille son fils comme tel avec magnificence. Cette magnificence suscite la jalousie du fils aîné, lequel est toujours resté un enfant sage, fier de sa bonne conduite, comme l'étaient les pharisiens auxquels Jésus s'adresse.

Lorsque les hommes se tournent vers Dieu qu'ils ont délaissé, c'est souvent parce qu'ils sont poussés par le besoin : tout à coup, ils retrouvent l'usage de la prière de demande !

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Mais Dieu ne leur en tient pas rigueur. Il a pris l'initiative de les réconcilier avec lui en son Fils unique Jésus. Celui-ci a été «identifié au péché des hommes», c'est «en lui que nous devenons justes, de la justice même de Dieu », sans aucun mérite de notre part.

Après avoir créé le monde, Dieu le recrée à un niveau supérieur : désormais, tous les hommes, de serviteurs qu'ils étaient, peuvent devenir dans le Fils unique des fils adoptifs, membres de la famille de Dieu. Le Père ne cesse de leur ouvrir les bras.


Publié le 28/02/2016 par Jean Pierre Grivel.