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Vendredi 17 août
Sainte Claire de Montefalco
abbesse (✝ 1308)

Église dans les Vosges, revue diocésaine

Église dans les Vosges, le mensuel d'information du diocèse,
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12/08/10 Gaudium et Spes et la vie économique et sociale
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Ce mois-ci, l'Église des Vosges propose un approfondissement des chapitres économico-sociaux de Gaudium et Spes avec un extrait de l'intervention du père Alain Thomasset, prêtre, docteur en théologie au centre Sèvres-Facultés jésuites de Paris. Cette intervention a eu lieu dans le cadre des conférences de Carême à la cathédrale de Saint-Dié.

L’actualité de la crise économique et financière ne fait que renforcer l’intérêt que nous pouvons avoir à étudier un tel document qui essaye de donner des axes fondamentaux de réflexion sur le développement économique.

Comment interpréter ce texte ?

Pour rendre compte et interpréter ce document, trois opérations sont nécessaires. La première consiste à remettre le texte du Concile dans son contexte historique. Ce texte s’est voulu résolument enraciné dans le monde de son temps, il est donc important d’en saisir les questions qui ont pu évoluer. Les années 60 sont marquées par l’ouverture internationale, la fin de la colonisation, la modernisation des moyens de production et de communication, le développement économique, mais aussi par la prise de conscience des grandes disparités internationales.
Il est aussi utile de connaître les débats et la composition des textes pour voir quels points ont pu faire problème. Il est bon également de mettre en relation ce texte avec l’événement ecclésial et spirituel qu’a constitué le Concile en lui-même. Pour la première fois dans l’Église des évêques du monde entier qui ne se connaissaient pas vont faire une expérience de rencontre et de collégialité. Ainsi, la présence importante d’évêques du Tiers-Monde a contribué à donner une tonalité aux débats sur le développement économique en mettant l’accent sur les disparités Nord / Sud.

Une deuxième opération d’interprétation consiste à regarder le texte pour lui-même. Son style se distingue des autres documents ecclésiaux de la même époque sur des sujets économiques ou sociaux. Moins technique sans doute et cherchant davantage à mettre en évidence une inspiration de fond, il est aussi marqué par une méthode propre : regarder la situation présente et opérer des discernements à la lumière de l’Évangile.
Les contenus invitent à regarder les évolutions des prises de position par rapport aux documents précédents : qu’est-ce qui est nouveau ? Qu’est-ce qui a été omis volontairement ou non ? Enfin, une dernière opération d’interprétation consiste à se poser la question de la réception de ce texte, à ses effets dans l’histoire de l’Eglise et de la société. En fin de compte pour nous aujourd’hui, alors que la situation est très différente de celle d’il y a 40 ans, quelle pertinence possède ce texte du Concile.

L’axe central du chapitre

Dès les premières lignes, le texte que « Dans la vie économico-sociale aussi, il faut honorer et promouvoir la dignité de la personne humaine, sa vocation intégrale et le bien de toute la société. » (63,1). L’analyse de la vie économique et sociale est fondée sur une anthropologie qui rapporte tout à la personne humaine et au respect de sa dignité. Toute chose sur terre doit être ordonnée à l’être humain. Certaines conceptions écologiques pourraient aujourd’hui contester une telle mise au centre de la personne humaine au détriment des autres éléments de la création comme les autres espèces, les équilibres climatiques. Certaines pensées radicales considèrent l’espèce humaine comme une espèce parmi d’autres à laquelle il ne doit pas être donné une priorité particulière. Il n’en reste pas moins vrai que l’homme reste au sein de la création une créature unique, la seule que Dieu ait voulu pour elle-même. Si la personne humaine doit rester au centre, il faut sans doute élargir le propos et penser au respect des conditions de vie satisfaisante pour tous et pour les générations à venir. La préoccupation écologique ne doit pas faire oublier le souci central de l’humain présent et futur.

En fait la pointe du texte porte sur un autre combat, crucial à l’époque et toujours actuel. S’il faut mettre l’homme au centre, c’est pour aller contre l’idée répandue (qui s’est bien développée après les années du Concile et jusqu’à aujourd’hui) que les lois de l’économie sont indépendantes des considérations morales.

Le développement économique

Le document conciliaire sur la vie économique et sociale déploie son argument en deux parties : 1. Le développement économique. 2. Les principes directeurs de l’activité économico-sociale (travail, participation, destination universelle des biens, propriété). Comme dans presque tous les chapitres de la constitution pastorale, la finale reprend ces éléments dans une perspective christologique.
Il est notable de remarquer que la question du développement est l’axe central du chapitre. On découvre une optique nouvelle qui sera reprise par les papes suivants. En quoi la question du développement est-elle nouvelle et pourquoi reste-t-elle très inspirante ?

Mater et Magistra parlait surtout de « croissance » économique et invitait à faire œuvre de justice au sein de ce processus. GS parle lui de « développement ». Il ne s’agit pas seulement de l’accroissement quantitatif des biens produits mais aussi de la modification de la structure de toutes les relations économiques et sociales. Remarquons au passage que l’ONU a bien compris dans les années récentes la nécessité de dépasser une simple vision de la croissance du PIB et de prendre en compte ce qui est aujourd’hui appelé « l’indicateur de développement humain » qui prend en compte la qualité de l’éducation, de la santé, des régimes de protection sociale, de l’équilibre des secteurs économiques, etc.

Cependant, parler de développement pouvait laisser craindre qu’on ne s’intéresse qu’aux économies riches et développées des pays occidentaux. Les pères du Tiers-Monde ont insisté pour que soit tenu davantage compte des problèmes des pays sous-développés. Loin d’écarter la question du développement cette analyse de la situation rendait le problème du développement encore plus urgent. Le développement devenait ainsi une réalité multiple, un processus qui affectait le monde entier devenant plus conscient de son unité. Bien sûr, la perspective actuelle de la mondialisation n’a fait que renforcer cette perspective d’unification et d’interrelation des économies mais elle était déjà en germe dans les réflexions du concile.

Que dit le concile sur le développement ? Essentiellement quatre principes : le développement doit contribuer au développement de tout l’homme ; le développement doit demeurer « sous le contrôle de l’homme » ; le développement doit être pour tout homme, « sans distinction de race et de continent » ; le développement est un devoir de tout homme. « Les citoyens doivent se rappeler que c’est leur droit et leur devoir de contribuer selon leurs moyens au progrès véritable de la communauté à laquelle ils appartiennent ».

Quelques principes directeurs de la vie économico-sociale La seconde section du chapitre de GS traite des principes directeurs de l’ensemble de la vie économique et sociale. Il reprend des chapitres déjà en partie abordés par les enseignements sociaux des papes mais en soulignant des points plus précis en rapport avec le développement ou plus spécifiques aux pays en voie de développement.

- La participation
Pour le concile, tous les intéressés, travailleurs ou non, sont des associés. La participation est requise au titre de la dignité des personnes associées, sans porter atteinte à l’unité de direction. Par ailleurs, cette participation ne peut être réduite à la seule gestion sociale de l’entreprise comme certains voudraient l’entendre, elle concerne aussi la participation à la gestion économique de l’entreprise.

- La destination universelle des biens de la terre et la propriété
Avec la destination universelle des biens de la terre, confiés aux hommes par le créateur, le concile reprend une doctrine traditionnelle de l’enseignement social des papes. Il rajoute cependant cette précision lié à cette préoccupation du Tiers-Monde : « à destination de tous les peuples ». Il précise donc que la propriété privée, si elle est un droit individuel fondamental, garde toujours un « caractère social ». De là vient l’obligation dont parle le concile d’aider les pauvres, et pas seulement avec son superflu.
La propriété est un moyen concret de gestion des biens qui a pour avantage de constituer un exercice clair de la responsabilité. « Elle contribue à l’expression de la personne ». C’est aussi une des conditions de liberté civile et parfois de sécurité. Le concile précise que cette propriété doit pouvoir se diffuser à tous, puisqu’elle joue un rôle important pour la personne. Le point essentiel est sans doute le caractère social de cette propriété. A ce sujet, et sous l’influence des expériences douloureuses de certaines régions sous-développées, le concile n’a pas hésité à entrer dans le détail en appelant à la nécessité de réformes agraires pour le bien des travailleurs.

Cette position sur les réformes agraires est sans doute la plus neuve et la plus frappante du document, surtout que son urgence apparaissait dans des pays à forte population catholique.
Aujourd’hui, cette notion de destination universelle des biens de la terre peut être une ressource très utile, pour penser des questions de justice sociale et de répartition équitable des ressources et pour la réflexion sur l’écologie puisqu’elle lie les questions d’environnement et de pauvreté.

Conclusion : l’actualité de ce document
Pour conclure, Gaudium et Spes cherche à opérer un discernement. Face à la situation économique de ces années 60, que le concile analyse comme étant à la fois des années croissance, de changement et en même temps de grandes inégalités, les pères constatent qu’il faut réformer et changer les mentalités. L’enseignement social de l’Eglise est résolument incarné dans l’histoire. C’est à un discernement qui s’exerce à la fois sur le plan historique, social, économique et politique, et en même temps, sur une lecture de la présence de Dieu. Si les principes et les critères sont constants (bien commun, solidarité, justice sociale, charité, etc.), les directives d’action sont nécessairement plus contingentes et sujettes à discussion. Si ce document offre une méthode d’analyse et de réflexion, il offre aussi des repères qui sont toujours d’une actualité brûlante.

Père Alain Thomasset
Le 21 mars à Saint-Dié

22/04/08 Bénédiction des Bains à PLOMBIERES LES BAINS
Paroisse Notre-Dame des Sources

LA BÉNÉDICTION DES BAINS LE JOUR DE L'ASCENSION À PLOMBIÈRES-LES-BAINS : UNE TRADITION QUI PERDURE AU FIL DES SIÈCLES

À Plombières-les-Bains, la bénédiction des bains, a une origine ancienne.

Elle a succédé, il y a près de deux siècles, à une sorte de fête militaire, qui avait lieu chaque année le 30 avril au soir, et dont le but était d'inaugurer la saison thermale et de faire solennellement connaître, aux habitants et aux baigneurs, les ordonnances des ducs de Lorraine relatives aux bains. C'est vers le milieu du 18ème siècle, que ce cérémonial fut remplacé par la bénédiction des bains car « ce n'est pas seulement à l'efficacité des eaux minérales de Plombières qu'il faut attribuer ces merveilleuses guérisons, il faut encore en remercier le Tout-Puissant et c'est à cet effet que tous les ans au commencement de la bonne saison, les paroissiens de Plombières ont la louable coutume de demander à leur pasteur de faire une procession solennelle pour rendre grâce au Tout-Puissant des vertus des Eaux. » Aujourd'hui cette cérémonie se perpétue, les habitants se massant derrière le prêtre qui de l'église se dirige à la Fontaine du Crucifix, puis sur la Place du Bain Romain afin de bénir ces eaux bienfaisantes.

Programme du jeudi 1er mai - jour de l'Ascension

10h30 - messe à l'église de Plombières avec la participation de la chorale Triolet

15h - Louanges vespérales à l'église de Plombières

15h20 à 16h - Procession avec arrêts jusqu'au Bain National conduite par M. l'Abbé Bernard Nicolas délégué diocésain de la Pastorale du Tourisme et du Thermalisme

17h - Concert “Orgue et Hautbois” avec Jean-Jacques Griesser et Marc Aubry - au programme œuvres de Gigout, Lefebure-Wely, Franck, Verdi, Bach, Sibelius… - entrée libre

À noter : cette manifestation s'inscrit dans le programme des Printalies de Plombières (salon de la gastronomie, bourse aux plantes, braderie, menus gastronomiques...) événement qui animera la station thermale de 10h à 19h.

10/04/08 PRIERE POUR LES VOCATIONS - 13 avril 2008
PRIERE

Christ Jésus Serviteur de l’amour du Père,

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Tu es venu parmi nous, Pour nous appeler à vivre Avec Toi comme Toi.

pour un monde plus juste Et plus fraternel, Tu appelles toutes tes créatures A participer à ta mission

Suscite en ton Eglise, Des disciples ardents, Conduits par le souffle de l’Esprit

Loué sois-tu Seigneur Pour les consacrés et les prêtres Serviteurs de ton peuple

Que ton Esprit guide Les jeunes que tu appelles A être signes de ta charité Et de ton espérance

Qu’à travers toutes les vocations Se révèle ton visage De lumière et de paix.

Amen.

10/04/08 VOCATION - Article de M. l'abbé Pierre MATHIEU
Les Vocations, au service de l’Eglise-mission

Comme chaque année, l’Eglise invite toutes les communautés locales à prier pour les vocations dans l’Eglise, le 4e dimanche de Pâques. Cette année, ce sera le dimanche 13 avril.

Le thème de cette année, donné par Benoît XVI, ‘les vocations, au service de l’Eglise-mission, nous invite à redécouvrir cette parole du Christ à ses apôtres : « Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du saint Esprit » (Mt 28,19) « L’Eglise - écrit le Pape - est missionnaire dans son ensemble et en chacun de ses membres. Si, en vertu des sacrements du baptême et de la confirmation, chaque chrétien est appelé à témoigner et à annoncer l’Evangile, la dimension missionnaire est spécialement et intimement liée à la vocation sacerdotale. » Le prêtre ne peut être autre chose que missionnaire, c’est-à-dire prêt à annoncer en tout lieu la Bonne Nouvelle du Christ. En partant en Bolivie, Jacques Chenal, dont vous avez pu lire son témoignage, dans le dernier numéro de la Vie diocésaine, nous rappelle justement cet aspect important de notre sacerdoce. Peut-être est-ce les prémices de bien d’autres appels.

Aujourd’hui, la mission est certes aussi chez nous, dans les Vosges. Le constat de notre église évoqué dans le document ‘Regard’ nous le rappelait de manière importante. Nous avons du pain sur la planche. Mais n’est-ce pas en même temps un clin d’œil de Dieu ? un de ses appels à être toujours plus ‘témoin vivant de son amour et de sa miséricorde’ ? à servir son projet : réconcilier les hommes avec lui.

Alors que le manque de prêtres, de religieux, religieuses, se fait sentir de manière plus dure, dans nos paroisses, dans nos aumôneries, dans nos mouvements, le Pape rappelle la responsabilité de chaque baptisé dans l’annonce de la Bonne Nouvelle. « C’est seulement dans un terrain spirituellement bien cultivé que fleurissent les vocations au sacerdoce ministériel et à la vie consacrée. Les communautés chrétiennes, qui vivent intensément la dimension missionnaire du mystère de l’Eglise, ne seront jamais portées à se replier sur elle-même ».

Merci à tous ceux qui oeuvrent aujourd’hui pour que chacun trouve sa juste place dans l’Eglise. Merci à toutes les communautés et personnes qui prient pour que des jeunes répondent à l’appel du Seigneur. Même si aujourd’hui nous n’en voyons pas les fruits, croyons que la prière soutenue par notre témoignage saura être féconde en son temps.

Abbé Pierre MATHIEU

10/04/08 13 AVRIL - Journée "VOCATION" - Edito de Monseigneur Jean-Paul MATHIEU
VOCATIONS

Avec le Christ, servir la mission de l'Église

La mission essentielle de l'Église est d'annoncer l'Évangile : il est bon de le rappeler, à l'heure où notre Église est touchée par la pénurie des prêtres et où il faut réajuster nos forces pastorales. Le Christ a confié à l'Église ce qu'il avait lui-même reçu de son Père. «Ainsi le Fils vient, envoyé par le Père qui nous avait choisis avant la création du monde et prédestinés à une adoption filiale…» (L. G., n°3). Ainsi le Christ se choisit des collaborateurs pour être avec Lui et pour les envoyer en mission (Mc 3,13+). L'Église est missionnaire dans son ensemble et dans chacun de ses membres. Être membre de l'Église, c'est être avec le Christ et être envoyé. C'est vrai de chaque baptisé-confirmé, des ministres ordonnés et des personnes consacrées. Être avec le Christ : Le Christ envoyé par le Père est la source et l'origine de tout apostolat : sa fécondité dépend de notre union vitale avec le Christ… «Sans moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15, 5). Être avec le Christ passe par la liturgie et l'écoute de la Parole de Dieu. Également par une formation solide, en paroisse comme en mouvement, pour mieux comprendre la mission et le monde où nous l'exerçons. Il faut vaincre la tentation de laisser aux autres la mission du Christ : dans une société sécularisée, on peut être tenté par la passivité, la timidité ou la peur. Avec l'aide de l'Esprit-Saint, tout chrétien a un rôle à jouer pour la mission, selon les dons reçus et les lieux où il se trouve.

«Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les… Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps» (Mt 28). Les ministres ordonnés, évêques, prêtres et diacres, réalisent sacramentellement la présence, au milieu de nous, du Christ ressuscité qui appelle à la mission. Les ministres ordonnés préservent les communautés de tout enfermement sur elles-mêmes en les ouvrant en permanence au dynamisme de la mission, une mission de service qui s'oriente d'abord vers les petits… auxquels le Christ s'est identifié. Chaque génération doit entendre de manière neuve l'appel et l'envoi en mission. Le contexte a changé : la vocation sacerdotale ou religieuse peut sembler étrange, comme si l'enjeu pour l'Église n'était plus perçu, comme si l'on doutait que des jeunes soient capables d'engagement qui ont du sens, où leurs aînés ont trouvé la joie… Jeunes et adultes peuvent s'engager avec générosité, si on leur propose une solide éducation à la foi et si l'on entretient un sens actif de la mission et de la solidarité avec les peuples de la terre (Benoît XVI, message pour les vocations 2008).

Les communautés d'Église ont besoin de pasteurs pour les accompagner au nom du Christ et les aider à porter l'Evangile avec générosité… Les communautés chrétiennes qui vivent intensément la dimension missionnaire de l'Église, ne seront jamais portées à se replier sur elles-mêmes… La mission est particulièrement efficace quand elle est partagée de manière communautaire. (Benoît XVI). À chaque communauté, paroisse, mouvement de transmettre avec foi l'appel aux vocations. Ne relâchons ni notre prière, ni notre mission d'appeler…

Monseigneur Jean-Paul Mathieu

Voir aussi l'article de Monsieur l'abbé Pierre MATHIEU, responsable diocésain des vocations - puis la prière et l'image.

12/03/08 Mouvements dans le diocèse
Articles de Monseigneur Jean-Paul MATHIEU parus dans la VIE DIOCESAINE du 13 MARS 2008

De retour au bercail

Monseigneur Marcel Herriot, ancien évêque de Verdun et « évêque émérite de Soissons », vient d’atterrir dans ses Vosges. Pour raison de santé, il a demandé à quitter sa responsabilité pour revenir tout simplement dans sa terre natale, au Puid. Une délégation de Vosgiens, conduite par le Vicaire général, le Père Pierre-Jean Duménil, était à Soissons le 2 mars dernier pour une cérémonie d’adieux chargée de foi et d’émotion, où l’évêque de Soissons remettait sa charge à son successeur, Mgr Hervé Giraud. Beaucoup de Vosgiens se souviennent de l’action du Père Herriot dans les Vosges : 1963, vicaire à Remiremont. 1966, directeur diocésain de la catéchèse : période déjà si féconde pour ce service d’Église ; les aîné(e)s se souviennent de la formation pour les catéchistes et de l’impulsion donnée pour la pastorale de la Confirmation… En même temps, il est aumônier des Bernadettes, à Thaon. 1976, il est nommé Vicaire général pour la zone Centre par Mgr Vilnet. En 1983, au départ de ce dernier, le Père Herriot devient Vicaire capitulaire, chargé d’administrer le diocèse jusqu’à l’arrivée de Mgr Guillaume. Celui-ci garde le Père Herriot au Conseil épiscopal, jusqu’à sa nomination au siège de Verdun en 1987. Il nous revient presque 21 ans plus tard…

* * *

Cher Marcel, je suis heureux de te souhaiter très fraternellement un excellent retour chez toi, dans nos Vosges. Tu viens de vivre une rupture dans une vie très active et il est trop tôt pour parler d’avenir. Il te faut d’abord te poser et prendre un nouveau rythme de vie. Revoir tes proches, tes amis d’ici. Selon tes possibilités, tu te rendras disponible : mais nous devons veiller à ne pas t’accaparer : un évêque émérite reste membre du collège des successeurs des apôtres, qui porte « la sollicitude de toutes les Églises » et, de ce fait, peut être réclamé en dehors du diocèse. Tu es de retour au bercail, nous en sommes heureux, cher Marcel ; puisses-tu t’épanouir dans ta nouvelle vie, librement, calmement…

Départ en mission

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La mission est un échange de dons : nous le rappelons à chaque fois que nous sommes sollicités par la Coopération missionnaire, pour la prière et le soutien de la mission de l’Église au loin. Mais nous le mesurons parfois par les nouvelles des missionnaires de tous les continents où l’Évangile continue d’être annoncé : la mission est la même pour tous, au lointain comme en France. C’est toujours la mission du Christ. Elle doit continuer. Des prêtres diocésains ont depuis plus de 50 ans, répondu à l’appel lancé par le pape Pie XII pour que des prêtres des Églises plus anciennes aillent soutenir les jeunes Églises trop peu pourvues de prêtres. Plusieurs vosgiens l’ont fait. Cette année, le Père Jacques Chenal va bientôt répondre à son tour à cet appel, après avoir servi dans notre diocèse pendant 17 ans, spécialement dans l’aumônerie scolaire et la pastorale des jeunes. À l’appel de l’évêque de Potosi, en Bolivie, il partira à l’automne, pour une vie et un ministère très différents de chez nous. Ce sera pour lui une rupture et un renouvellement radical ! C’est un sacrifice pour nous. Nous nous privons de son charisme pour plusieurs années. Il nous faudra faire preuve de disponibilité et d’imagination pastorale pour faire face à cette situation nouvelle, pour que l’Évangile continue d’être annoncé. Nous bénéficierons de cette ouverture missionnaire : ce ne sont pas seulement les évêques qui doivent avoir le souci de l’universalité de la mission, ce sont nos Églises elles-mêmes, nous tous, chrétiens de chez nous, qui devons nous faire « le prochain » de ceux qui sont au loin. Quand l’un des nôtres part en mission, il entretient chez nous l’ouverture missionnaire. Le phénomène de la mondialisation nous y engage. Une équipe se constituera dans notre diocèse pour garder le contact avec Jacques et avec le diocèse de Potosi après son départ. Il nous sera profitable de voir comment les communautés chrétiennes de là-bas prennent en charge l’annonce de l’Évangile dans un contexte si différent du nôtre. La mission est une. Déjà au temps des Actes des Apôtres, les Églises de Rome, d’Asie Mineure ou de Jérusalem entretenaient des liens, se soutenaient, en dépit des divergences parfois. Les liens entre Églises sont toujours profitables : quand Jacques, après avoir accompli son contrat en Bolivie, reviendra dans notre diocèse, il sera enrichi de cette expérience d’Église. Nous le redirons au moment de l’envoi en mission de Jacques : sa mission est notre mission. Nous le remercierons donc en même temps que nous le soutiendrons par notre prière et les liens que les médias modernes permettent… C’est déjà aujourd’hui ce qui se passe avec les missionnaires au lointain : leur expérience nous stimule pour que nous soyons missionnaires aussi chez nous. Puisse cet échange de dons se poursuivre dans nos Églises.

A la suite se reporter au numéro 4691 de la VIE DIOCESAINE DU 13 MARS, l'article de Monsieur l'abbé Jacques CHENAL