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Mardi 18 janvier
Sainte Marguerite de Hongrie
princesse hongroise, moniale dominicaine (✝ 1270)

Le sacrement des malades

Le sacrement de l’onction des malades n’est pas un sacrement réservé aux derniers moments comme le laissait entendre les expressions "extrême onction" et "derniers sacrements". La pratique ancienne réservait en effet ce sacrement aux grands malades à l’article de la mort.

Il s’adresse aux fidèles dont la santé commence à être dangereusement atteinte par la maladie ou la vieillesse, aux malades au moment où la maladie devient une épreuve difficile à supporter, à ceux qui vont subir une opération sérieuse et aux personnes âgées dont les forces déclinent beaucoup. L’onction des malades ne remplace en aucun cas les soins médicaux.

L’onction des malades est le sacrement de la maladie grave.

Pourquoi un sacrement de la maladie grave ?

Parce que celle-ci apporte un bouleversement profond dans la vie d’un homme ou d’une femme : rupture avec les activités professionnelles et souvent avec la vie familiale, isolement ou promiscuité de la chambre d’hôpital, préoccupation financière, sans parler de la souffrance physique et morale, des interrogations secrètes que chacun se pose alors.

Par le sacrement de l’Onction, le Christ vient vers le malade pour l’apaiser, lui rendre confiance, lui pardonner sa faiblesse et le fortifier ainsi moralement face à la maladie.

On peut en voir déjà une annonce dans le récit que donne St Marc de la mission des Apôtres, envoyés par le Seigneur prêcher la conversion dans les village de Galilée : Ils faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades et les guérissaient. (Mc 5,13)

Mais c’est avec la lettre de St Jacques qu’apparaît le sacrement de l’Onction des malades. "L’un de vous est-il malade ? Qu’il fasse appeler les anciens de l’Eglise et qu’ils prient après avoir fait sur lui une onction d’huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le patient ; le Seigneur le relèvera et, s’il a des péchés à son actif, il lui sera pardonné." (Jacques 5, 14-15)

La visite des malades :

La visite des malades et des personnes âgées est un geste fraternel, que tout homme et toute femme savent accomplir sans qu’ils aient besoin d’être motivés par la foi.

A côté du service rempli près des malades par le personnel médical et infirmier, la visite constitue une démarche gratuite et amicale, qui ravive l’espérance de celui qui la reçoit. Le bienfait est inappréciable pour le malade privé de toute relation familiale ou sociale.

Dans une perspective de foi, visiter un malade, c’est visiter le Christ, car celui-ci a voulu s’identifier à tous ceux qui souffrent : J’étais malade, et vous m’avez visité (Mt 25,36). La visite des malades et des personnes âgées est une charge qui incombe à toute communauté de chrétiens et particulièrement à la communauté paroissiale.

Sans doute la visite du prêtre a-t-elle un impact particulier près d’un malade chrétien, car il espère du ministre de Jésus Christ une parole qui, à ses yeux, aura plus de poids que celle d’un autre de ses frères, mais ceux-ci doivent se sentir concernés. Il est d’ailleurs des milieux où des laïcs pénètrent plus facilement que le prêtre, car on n’y attend rien de son sacerdoce. Il est souhaitable qu’on ne s’en remette pas à la bonne volonté générale mais que, dans chaque paroisse, il y ait un service des malades et des personnes âgées, chargé de coordonner les initiatives individuelles. Le rôle des femmes y est capital.

Publié le 10/02/2015 par Benjamin Grosjean.