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Jeudi 29 juillet
Sainte Marthe
disciple du Christ, soeur de Lazare (Ier siècle)

Les Saints-Patrons de la paroisse

La paroisse Sainte-Odile est le regroupement de 10 anciennes paroisses dont les églises sont dédiées à des Saints-Patrons qui sont fêtés tout au long de l’année.

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Sainte-Odile (fêtée le 13 décembre) : En 660, alors qu’il attendait avec impatience la naissance de son fils premier-né, lui naquit une petite fille aveugle. Devant les pleurs de sa femme, Béreswinde, il renonça à faire tuer cette "punition divine" à condition que le bébé disparut aussitôt. Odile fut emmenée à Scherwiller, à une trentaine de kilomètres d’Obernai. Bientôt Odile ne fut plus en sécurité chez la nourrice et, à un an, dut reprendre la route pour Palma (actuellement Baume les Dames), près de Besançon, où elle franchit les portes d’un monastère. Pendant toute son enfance, Odile était entourée du silence et de la paix des moniales qui essayaient de lui faire oublier sa cécité : elle apprit à se diriger seule dans le cloître, à reconnaître les appels de la cloche, à chanter par cœur les offices, faisant la joie de ses mères adoptives. L’évêque Ehrhardt de Ratisbonne et son frère Hydulphe, abbé de Moyenmoutier, arrivèrent un jour au monastère pour baptiser la petite aveugle selon l’ordre divin qu’ils avaient eu en songe. Devant la communauté, Ehrhardt prononça les paroles sacramentelles : "Odilia Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit". Odilia veut dire : soleil de Dieu. Au moment où l’eau coula sur son front, Odile ouvrit les paupières... Elle voyait ! Après la guérison, l’évêque fit avertir Aldaric qui n’eut aucun geste de repentir. Il avait maintenant quatre fils et une fille, sa fille aînée était oubliée. Odile demeura donc à Palma chez les religieuses qui lui apprirent aussitôt à écrire et à lire dans les livres saints. La souffrance et la cécité l’avaient mûrie : elle faisait preuve d’une force d’âme et d’un détachement extraordinaires. Au fur et à mesure que les mois passaient, Odile sentait grandir en elle le désir de connaître sa famille. Par l’intermédiaire d’un pèlerin, Odile fit parvenir une lettre qui émut son frère Hugues au point qu’il osa affronter son père. L’heure du pardon n’avait pas encore sonné, Aldaric ne voulait pas revoir sa fille mais Hugues écrivit cependant à sa sœur de venir au château, pensant que la vue d’Odile ferait tomber la colère de son père. Hélas, à l’arrivée de sa fille aînée la colère d’Aldaric redoubla : il frappa son fils qui mourut des suites des blessures. Ce fut le dernier accès de colère du terrible barbare qui, désespéré par la mort de son fils préféré, installa sa fille dans son palais et assura sa subsistance. Mais une princesse devait être mariée et Aldaric trouva un prétendant. Odile, voulant devenir religieuse, s’enfuit du palais, poursuivi par l’armée de son père. Elle passa le Rhin et alors que son père allait la rattraper, elle pria et un rocher de la Forêt Noire s’ouvrit pour qu’elle puisse si cacher. Voyant cela son père se laissa fléchir et offrit à Odile le Honenbourg et toutes ses dépendances pour qu’elle fonde un monastère et qu’elle prie pour lui.

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Le Ban de Sapt : Saint Grégoire le Grand (fêté le 3 septembre) : Né à Rome au 7e siècle, Grégoire était fils d’un sénateur. Il fut d’abord préfet de Rome. Un jour il entendit cette parole de l’Evangile : « va, vends tout ce que tu as et suis-moi ». Il devint moine bénédictin au monastère du Mont Celius à Rome. Contre son gré, il succède au pape Pélage II le 3 septembre 590. Son règne dura quatorze ans, jusqu’à sa mort en 604. C’est grâce à lui que nous avons les mélodies dites « grégoriennes », si bien adaptées à la louange de Dieu. Il a réformé la prière liturgique en y introduisant ce chant qui garda son nom. Durant son règne, il a combattu les sectes et les sacrilèges. Il a envoyé des missionnaires en Angleterre lutter contre la famine et la peste. Il a enseigné la parole et a produit des travaux de valeur qui lui ont valu l’épithète de « Grand » et le titre de docteur de l’Eglise. Grégoire le Grand demeure un des chefs de l’Eglise les plus prestigieux. Une prière à été conçu en son honneur : « Dieu qui prends soin de ton peuple et le gouvernes avec amour, écoute la prière du pape saint Grégoire ; accorde ton esprit de sagesse aux hommes chargés de conduire l’Eglise ; que le progrès de ton Peuple saint fassent la joie éternelle de ses pasteurs. »

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Le bienheureux Dom Claude Richard : Né le 18 mai 1741 à Lérouville près de Commercy, Claude Richard prit l'habit bénédictain à Moyenmoutier le 12 mai 1769. En 1783, il fut envoyé vicaire du Ban de Sapt pour venir en aide au curé de la nouvelle église de Launois, Dom Basile Urbain (lui-aussi moine bénédictain de Moyenmoutier). Il refusa de prêter serment à la constitution civile du clergé et devint par là prêtre réfractaire. Il quitta Le Ban de Sapt et se réfugia à Remiremont puis à Nancy où il exerçait son ministère clandestinement. Arrêté en 1793, il est condamné à la déportation. Conduit à Rochefort, il est détenu avec 400 autres prêtres (dont 15 vosgiens) sur un vieux négrier : "Les deux associés". Dom Claude se dévoue alors pour soigner les malades et enterrer les morts dans les sables dans l'île Madame (près de l'île de Ré). Il meurt en 1795. il fut béatifié par le Pape Jean-Paul II, le 1er octobre 1995 avec 63 autres prêtres martyrs.

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La Bourgonce et La Salle : Saint-Denis, évêque et martyr (fêté le 9 octobre) : Denis, le premier évêque de Paris, subit le martyre vers le milieu du 3e siècle. Selon Grégoire de Tours, sous l’empereur Dèce, sept évêques furent envoyés de Rome en Gaule. L’un d’eux, Denis, s’établit à Paris dont il fut le premier évêque et fut décapité sous Valérien. Le lieu de son supplice aurait été la colline de Mont Martre (le mont des martyrs). Denis et ses compagnons Rustique et Eleuthère furent enterrés dans un cimetière païen. Saint-Denis fait partie de la famille des saints dits ‘céphalophores’, ceux qui auraient porté leur tête dans leur main après leur décollation. Vers 495, sainte Geneviève fit construire une basilique qui abrite les tombeaux de nombreux rois de France.

La Voivre ainsi que la Chapelle Notre Dames des Grâces à Clairefontaine et la Chapelle de ’Mon Repos (La Bourgonce) : Notre Dame de l’Assomption (fêtée le 15 août et le 16 août à Notre Dame des Grâce) : Marie est d’abord celle que Dieu a choisi pour être la mère de Jésus. Elle accueille la parole de Dieu et se laisse envahir par l’Esprit-Saint. Elle se met à l’écoute de Jésus et médite sa parole : elle est modèle du croyant et servante du Seigneur. Elle se met à l’écoute de ceux qui ont besoin de service, d’amitié, d’accueil : elle est l’humble servante de ses frères en humanité. Au pied de la Croix, elle devient par vocation, par appel de son fils, mère de tous les disciples de ce fils qui est le Fils de Dieu. Elle est la nouvelle Eve, la Figure de l’Eglise qui enfante, grâce à l’Esprit, des frères et des sœurs au Fils bien aimé du Père : Jésus-Christ. Elle accompagne les disciples dans la prière en attente de l’Esprit-Saint. Elle sait que rien ne se fait sans cette présence active de l’Esprit. Elle est ainsi le modèle de l’Eglise en prière qui attend activement de se laisser conduire par l’Esprit là où Dieu veut la conduire. Dans son assomption dans le Royaume, elle est, avec son fils et tous les disciples parvenus au but, celle qui nous attend, nous attire et nous soutient dans notre marche. Elle nous fait signe : elle est Figure de l’Humanité nouvelle engendrée par son Fils. Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous.

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Châtas : Sainte-Barbe (fêtée le 4 décembre) : La tradition se situe à Nicomédie, aujourd’hui Izmit, ville de Turquie, en l’an 235. Belle et noble jeune fille, Barbe aurait été enfermée dans une tour par son père Dioscore qui voulait La soustraire aux sollicitations du monde. De retour d’un voyage, Dioscore apprend que sa fille s’est convertie au catholicisme : Il la livre au Gouverneur qui la fait supplicier et décapiter par Dioscore lui-même. A peine a-t-il terminé, qu’il est frappé par la foudre. La tour, au cours des âges, finit par se Confondre avec une poudrière. Invoquée contre la foudre et l’incendie, elle est désormais la Sainte Patronne des artificiers, des artilleurs et des mineurs, autant que des Sapeurs-Pompiers.

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Les Saints Anges Gardiens (fêtés le 2 octobre) : C’est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes ; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des Saints, l’autorité de l’Eglise, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons. C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste ; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiés aussi spécialement à la garde des Anges ; l’Eglise, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs. Les Anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché ; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relève par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes ; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire. Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots : "Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection." Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

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Etival-Clairefontaine : Sainte-Richarde (fêtée le 18 septembre) : La statue est attribuée à une famille pour une année, par tirage au sort lors de la messe. Fille du comte d’Alsace, elle avait épousé Charles le Gros, roi des Francs de Rhénanie. En 881, soutenu par le Pape, Charles devint empereur d’Occident, roi de Germanie et roi de France. Bien qu’instruit et dévot, il permit aux Sarrasins de venir piller l’Italie, aux Normands de piller le nord de la France, la région parisienne et la Bourgogne. Il abandonna le pape Jean VIII qui l’appelait au secours et le pape fut, par cette faute, massacré à coups de marteau dans son palais du Latran. Rappelons qu’en 881, Charles le Gros, alors empereur d’Allemagne et roi de France, donna l’abbaye d’Etival, dans les Vosges, à sa femme Richarde qui y installa 13 chanoines et un prévôt. L’abbaye devint dépendante de l’abbaye d’Andlau en Alsace, que Richarde avait déjà fondée. La Diète de 887 déposa Charles le Gros et son empire fut divisé en sept petits royaumes. Sainte Richarde n’était plus à ses côtés. Elle avait été répudiée, accusée injustement d’adultère pour avoir embrasser la croix pectorale de l’évêque de Verceil. Elle se retira en Alsace, à l’abbaye d’Andlau qu’elle avait naguère fondée et mourut quelques années plus tard à Andlau en Alsace. Le pape Léon IX, un alsacien, vint vénérer ses restes et la plaça sur les autels.

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Saint-Bodon, évêque de Toul (fêté le 11 septembre) : Leudin, surnommé Bodon, naît vers 625 dans le Bassigray, au sein d’une famille noble d’Austrasie. Après quelques années de mariage, d’un commun accord, chacun des deux époux choisit la vie religieuse dans la ville de Laon. Epoux, père, Bodon devient moine puis évêque. Il est choisi par te clergé comme évêque de Tout. Il consacre ses biens à soulager les malades et les pauvres. Selon la tradition, il fonde l’abbaye d’Etival. Il meurt à Toul vers 678. On inhume son corps auprès de Saint-Mansuy.

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Hurbache et Denipaire : Saint-Etienne (fêté le 26 décembre) : Etienne est le premier martyr. Aussi son témoignage a t-il toujours gardé une valeur exemplaire dans l’Eglise. Choisi comme chef de file des Sept qui devaient dégager les Apôtres des tâches matérielles, il prit aussi sa part dans l’annonce de la Bonne Nouvelle. C’est en témoin du Christ Ressuscité et en imitateur de sa Passion, qu’il mourut lapidé à Jérusalem.

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Saint-Gengoult (fêté le 11 mai) : Saint-Gengoult a vécu au 8e siècle. Il supporta avec une grande patience et une grande fidélité, non sans lui avoir adressé de salutaires avertissements. Il préféra quitter la cour du duc de Bourgogne et se retirer dans ses terres. Il administra ses terres, ses biens et ses paysans avec sagesse, sans oublier ce qui revenait à Dieu et ce qui devait revenir aux pauvres. Son épouse le fit assassiner par son amant alors qu’il dormait dans son château près d’Avallon. Saint-Gengoult est le patron des maris trompés. Les prières qui lui sont adressées, donnent aux maris dont la femme est particulièrement méchante et acariâtre, la force de supporter dignement les reproches et les coups. Ses reliques sont vénérées dans le diocèse de Namur.
D'après le Martyrologue romain, au «huitième jour de Janvier », il est mentionné « Evêque et Confesseur (686 ?) »
Photo provenant du site de Moissey.

Erhard, Erard ou Eozard (fêté le 8 janvier), Irlandais d'origine, d'autre le donne Ecossais. Il se montre à nous sous un épais voile de légende qu'il est bien difficile de soulever. On le dit Evêque d'ARDAGH," on l'a présenté, comme amide pérégrinations, venant visiter son ami un certain Albert en Angleterre, le ramenant en Irlande où cet Albert, son « propre frère » selon une légende, devient Evêque de CASHEL. Tous deux renoncent aux honneurs, ils partent pour le continent, vont jusqu'à Rome, où le Pape Formose (+ 896) les encourage (nouveau détail Incompatible avec la chronologie !). Alors les deux frères se séparent et, pendant qu Albert se rend à Jérusalem, Erhard, s'arrête à Ratisbonne dont certains auteurs l'on fait Evêque. D'autres se contentent d'en faire un simple Chorévêque ou Evêque Régionnaire. Ce séjour à Ratisbonne, sa mort et le culte qu'on lui rend, voilà les seuls détails à peu près sûrs que l'on peut retenir. On dit qu'à ODILE, aveugle de naissance, Erhard rendit la vue en lui conférant le baptême. Le culte rendu à Erhard le 8 janvier est attesté dès le 8ème siècle et consigné dans tous les martyrologues, d'où le nom passé dans le martyrologue romain. Ce qui ne paraît pas moins fabuleux c'est le fait d'avoir donné à Albert et à Erhard un troisième frère dans la personne d'Hidulphe, Evêque de Trêves et fondateur de l'abbaye de Moyenmoutier. »

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Nompatelize : Saint-Epvre (fêté le 26 septembre) : Sixième évêque de Toul, entre 500 et 507, le nom de Epvre est un Surnom : « le sanglier », ce qui signifie Probablement quelqu’un qui avait du caractère. Originaire de Champagne à Trancault, près de Troyes, pour racheter son nom, il se montre dès l’enfance, d’une grande bonté de cœur et d’une constante charité à l’égard des malheureux : « un rude caractère mais un sacré bon cœur. A la mort de Saint Ours (encore un beau nom !), les fidèles de Toul réclament ce jeune homme champenois comme évêque de Toul. Ceci s’explique parce que l’évêque de Troyes, Saint-Lou (!) était originaire de Toul et que Saint-Epvre était un prêtre ‘remarqué’ par son évêque. Il demeurera un évêque humble et pauvre ce qui contrastait avec le luxe outrancier des grands de ce temps-là. Il s’emploie à réparer les ruines et les misères accumulés en Lorraine par le passage des Huns, un demi-siècle auparavant.

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Saint-Jean d’Ormont : Saint Jean-Baptiste (fêté le 24 juin) : Jean-Baptiste, celui qui baptisait au bord du Jourdain pour un baptême de repentance, de conversion, est aussi appelé lu Précurseur. C’est lui qui précède, qui annonce, qui annonce, qui désigne l’Envoyé de Dieu, le Messie, l’Agneau de Dieu. A Zacharie et Elisabeth, d’une Famille sacerdotale, l’enfant leur est promis alors qu’ils sont âgés, par l’ange Gabriel. Par Elisabeth, il est parent de Jésus. Il prêche dans le désert et annonce la venue du Sauveur. Il s’affronte à Hérode Antipas, tétrarque de Galilée. Hérodiade, sa femme illégitime, manœuvre pour le faire arrêter et le faire décapiter au cours d’un festin, le jour anniversaire d’Hérode. Salomé, fille d’Hérodiade, émerveille Hérode en dansant, qui lui promet de lui donner ce qu’elle voudra. Sur le conseil d’Hérodiade, elle demande, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. Jean-Baptiste a deux fêtes liturgiques (le fait est unique). O, célèbre sa naissance le 24 juin : cette fête remonte au moins au sixième siècle. Elle voulait ‘christianiser’ la fête des feux de la Saint-Jean qui marquent le solstice d’été, le jour où le soleil commence à diminuer. Elle rappelle la parole de Jean : ‘Il faut que Lui (Jésus) grandisse et que moi (Jean) je diminue’. Noël, la naissance de Jésus, est la fête qui prend le relais : le solstice d’hiver où le soleil commence à ‘remonter’. Le 29 août, on célèbre ‘la décollation’, c’est à dire le martyre de Jean-Baptiste. Puissance et gloire de l’Esprit : heureux les vrais martyrs ! La chair dont Dieu les a pétris en Lui pourra surgir. Pareil aux grains qui sont broyés pour être notre pain, leurs corps se joignent au corps brisé qui s’offre par nos mains. Leur sang se mêle au Sang du sauveur qui lave nos péchés. Ils sont l’amour du même cœur qui nous a tant aimés.

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Saint-Michel sur Meurthe : Saint-Michel (archange) (fêté le 29 septembre) : Le nom de Michel veut dire ’qui est comme Dieu’. Ce jour est l’anniversaire de la dédicace d’une basilique en l’honneur de Saint-Michel à Rome dans le cours du 5e siècle. L’Ecriture ne fait que de brèves mentions des Archanges Michel, Gabriel et Raphaël. Michel apparaît comme le chef des armées du ciel, vainqueur de Satan dans le grand combat de la fin des temps. Du paradis de la Genèse à celui de l’Apocalypse, les anges sont présents au déroulement de l’histoire du salut. Ils sont les ‘messagers du Seigneur’ pour révéler ses desseins et porter ses ordres. Ils chantent la Gloire de Dieu. En Orient, le culte de Saint-Michel est très ancien. En occident, il fut favorisé par 3 apparitions : au château Saint Ange à Rome, au mont Gargan en Apulie et surtout au Mont Saint-Michel en Gaule. Lieu de culte dont les origines sont obscures. On retrouve Saint Michel avec Jeanne d’Arc : il invite Jeanne à aller trouver le roi de Bouges. Saint-Michel est le patron des métiers qui utilisent la chaleur du four tel que pâtissiers, gaufriers. fondeurs... et aussi des parachutistes. « I1 faut savoir que le nom d’ange désigne leur fonction et non leur nature » (Saint Grégoire, le Grand).

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Saint-Remy Saint-Remi fêté les 1er octobre : date de la translation de ses reliques par Léon IX, en 1049, dans l’église bénédictine de Reims et le 13 janvier : Date de sa mort en 535)
La naissance de Saint-Rémi a été prophétisée par l’ermite Montan. Ce dernier, aveugle, priait pour la paix en pleine période d’invasion barbare. Or un ange lui apparut et dit : "Sache que la femme qui s’appelle Ciline mettra an monde un fils du nom de Rémy, qui délivrera son peuple des attaques des méchants !" Aussitôt éveillé, l’ermite se fit conduire à la maison de Ciline et lui raconta sa vision. Ciline refusait d’y croire car elle était déjà fort âgée et se croyait stérile. Afin de la convaincre, Montan ajouta : "Sache que, lorsque ton entant aura pris le sein, tu n’auras qu’à me frotter les yeux de ton lait pour qu’aussitôt je recouvre la vue !" Et la prophétie se réalisa. Cependant l’épisode le plus fameux est sans conteste la conversion du roi Clovis. Roi des Francs Saliens, originaires de Tournai, Clovis conduisit son peuple à la conquête de la Gaule. En 496, Clovis battit les Alamans à la bataille de Tolbiac. La légende rapporte que Clovis, alors que la bataille lui était défavorable, aurait promis de se convertir si la victoire lui était acquise. Cependant il est plus probable que sa conversion soit due à l’influence exercée par sa femme Clothilde et par l’archevêque Rémi. Clovis se convertit et se fit baptiser à Noël, en 497 ou 498, à Reims des mains de l’archevêque Saint-Rémi. A l’occasion de cette cérémonie, il fut d’ailleurs rapporté que le saint chrême manquait. Alors une colombe venue des cieux apporta une ampoule dont on se servit pour oindre Clovis : c’est le miracle de la Sainte Ampoule. Récit légendaire et fortement inspiré de la vie du Christ et de celle de saint Jean-Baptiste, la vie de Saint-Rémi s’inscrit dans les croyances du Moyen-Age, époque où le merveilleux faisait partie du quotidien.
Publié le 06/01/2012 par Papier.