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LES VACANCES en 1907 et 2007

TEMPS DES VACANCES... en 1907 !

Chaque année, la Vie Diocésaine ouvre largement ses pages aux mouvements d’Action Catholique de la jeunesse - et aussi aux camps proposés par l’Aumônerie scolaire et le Secours Catholique - qui présentent leurs programmes d’activités pour les prochaines vacances d’été.

Lorsqu’on feuillette La Semaine Religieuse de Saint-Dié de l’année 1907, on découvre, non sans étonnement peut-être, que des colonies de vacances étaient organisées à cette époque, à Domremy et à Mattaincourt.

Dès 1905, la première colonie, la colonie Saint Pierre Fourier, accueillit 16 enfants de Mirecourt, des garçons. L’année suivante, en 1906, 33 enfants originaires de plusieurs villes du diocèse en bénéficièrent. En 1907, deux sessions furent organisées. La première rassembla pendant trois semaines, en août, 35 enfants, l’âge moyen étant de 12 ans. La seconde, en septembre, rassembla 15 adolescents, pour la plupart, employés de bureaux, apprentis ou ouvriers ( âge moyen 15 ans ).

Il n’est pas inutile de rapporter ici les propos de La Semaine Religieuse pour se rappeler que l’Eglise a été, dans le passé, à l’avant-garde dans les domaines de la santé, de l’éducation, et qu’elle poursuit encore dans cette voie, ici, et ailleurs dans le monde.

« Rappelons brièvement le haut intérêt que présente l’œuvre des colonies pour l’enfant qui y participe. Outre qu’il est soustrait pour un temps à divers dangers, outre que sa santé bénéficie largement de l’exercice et du grand air, il reçoit, dans des conditions qu’il est difficile de rendre ailleurs aussi favorables, un complément d’instruction et d’éducation religieuses. On lui a dit au catéchisme ce qu’il fallait faire. On lui redit encore ici, sous des formes variées ( instructions, explications d’Evangile, conversations, cercles d’études, conférences avec projections ), et surtout on lui apprend à le faire. Il est à l’école d’application. »

Quand on se souvient avec quel acharnement le Bon Père de Mattaincourt avait voulu que les petites filles lorraines soient instruites et éduquées, il ne faut pas s’étonner que, dès 1906, fut créée une colonie accueillant, au couvent Notre Dame de Mattaincourt, seize petites filles de Moyenmoutier.

« Fraternellement uni sous l’œil de ses directrices, le petit troupeau est facile à conduire dans le droit chemin. Les fillettes se forment au ménage plus habilement que les garçons ; elles seules ont le soin du dortoir et de la vaisselle ; l’aiguille et le dé ne sont mis en œuvre que par les temps pluvieux, tandis qu’une histoire tient les esprits en éveil. Mais les jours se passent en général à gambader dans la campagne, à jouer sous les frais ombrages ; un pèlerinage à Sion et à Domremy coupe agréablement le séjour. Les enfants savent se recueillir à la messe du matin et aux instructions religieuses ; on les forme aux habitudes de la vie chrétienne et les parents constatent au retour des progrès réels dans le caractère et la manière d’être de leurs filles. »

On constate aussi combien la pédagogie mise en œuvre dans la prise en charge de ce petit monde était active, propice à éveiller l’intelligence de ces enfants qui n’avaient certainement pas eu, jusqu’alors, la possibilité de vivre en dehors du milieu familial.

Pour ma part, à titre personnel, je garde un excellent souvenir d’enfance, celui du patronage animé par les Sœurs du Pauvre Enfant Jésus qui ont été présentes dans mon village natal durant de nombreuses années. J’ai plaisir à mentionner aussi que ma belle-mère, née en 1912, avait bénéficié, après la Grande Guerre, des colonies de vacances organisées dans la Somme, au bord de la mer, par les Sœurs de Saint Vincent de Paul de Clichy, paroisse où ce grand saint fut curé.

Pour conclure ce petit retour sur le passé, n’oublions pas non plus de mentionner que c’est en 1907 qu’un certain Robert Baden-Powell, âgé de 50 ans, organisa un camp de 15 jours avec une vingtaine de garçons de différentes classes sociales. Il y testa ses idées d’éducation par le jeu, l’indépendance et la confiance.

Article rédigé par Monsieur Jean-Paul GUYOT

TEMPS DES VACANCES... en 2007 !

Temps de repos, de gratuité Temps de mémoire Temps de libération

LE TOURISME : Quand les hommes et les femmes se souviennent.

A l’écoute des hommes «La Création des cieux et de la terre ; La diversité de vos dialectes et de vos couleurs. Il y a vraiment là des Signes pour ceux qui sont doués d’intelligence». Coran Sourate 30 «les Romains» V.22

«Tu te souviendras du jour du Sabbat, c’est un jour saint : ce jour-là, tu chômeras, tu te libéreras...»

Le temps des vacances est pour l’homme d’aujourd’hui, quelle que soit sa croyance, sa religion, sa culture «un temps de Sabbat» : un temps de repos, de mémoire, de libération.

Faire halte, quitter l’ordinaire, arrêter le travail et ses occupations habituelles est un besoin pour l’homme de ce temps. C’est là qu’il trouve sa dimension spirituelle faite de gratuité. C’est dans ce temps que l’homme découvre qu’il est relation à l’autre dans le contact, l’amitié, l’amour, la joie, le plaisir. C’est là aussi que l’homme peut se placer au cœur de l’univers et découvrir qu’il a sa place dans cette création et qu’il ne peut vivre, en homme et femme, que s’il y prend sa place, toute sa place mais seulement sa place. C’est dans ce temps de la gratuité que l’homme prend conscience qu’il fait partie d’une humanité qui a son histoire.

L’homme est dans cette histoire, il y participe, il y met sa pierre. Ainsi, tu feras mémoire. Tu te souviendras que tu as un corps et qu’il a besoin d’attention, de plaisir, de repos : sois bon avec ton corps. Tu te souviendras que tu es aussi esprit, conscience, cœur et que tu as besoin de t’ouvrir à la beauté du monde, à la joie de la rencontre des autres, à la découverte de la différence, au bonheur de l’humanité : sois homme au cœur de chair. Tu te souviendras que tu as besoin de paix, de solidarité, de fraternité, de respect, de justice. Alors, tu te libèreras. Tu échapperas au déterminisme d’une société qui enferme dans la rentabilité, la performance, pour devenir homme de gratuité et découvrir le beau, le vrai, le bien. Tu seras fort pour t’arrêter et contempler. Tu contempleras la beauté de la création, la beauté d’une humanité qui vit des valeurs et se construit ; il faut du temps pour découvrir cette humanité cachée par les ténèbres.

Tu feras émerger de ta mémoire cette beauté cachée qui est en tout homme, qui est dans notre humanité et que le quotidien, trop souvent, semble faire disparaître. Tu libèreras les énergies humaines, celles qui font de l’homme un chef d’œuvre à dévoiler.

Et bonnes vacances.

Pour toi qui vas visiter les pays « pauvres »

LE PARTENARIAT : Considérer l’autre comme mon égal

«Pour soutenir efficacement les peuples du Sud, il ne faut pas les assister mais leur donner les moyens de s’aider eux-mêmes. Or, pour cela, il faut d’abord les reconnaître égaux, comme capable de conduire eux-mêmes leur destin».

Et l’homme n’est vraiment homme que dans la mesure où, maître de ses actions et juge de leur valeur, il est lui-même auteur de son progrès, en conformité avec la nature que lui a donnée son Créateur et dont il assume librement les possibilités et les exigences. Car c’est là qu’il faut en venir. La solidarité mondiale, toujours plus efficiente, doit permettre à tous les peuples de devenir eux-mêmes les artisans de leur destin. Le passé a été trop souvent marqué par des rapports de force entre nations : vienne le jour où les relations internationales seront marquées au coin du respect mutuel et de l’amitié, de l’interdépendance dans la collaboration, et de la promotion commune sous la responsabilité de chacun. Les peuples plus jeunes ou plus faibles demandent leur part active dans la construction d’un monde meilleur, plus respectueux des droits et de la vocation de chacun... Cet appel est légitime : à chacun de l’entendre et d’y répondre». Lettre Populorum Progressio de Paul VI

Pages de la Vie Diocésaine du 10 mai 2007 –

Abbé Bernard NICOLAS Délégué diocésain à la Pastorale des Réalités du Tourisme et des Loisirs.

Publié le 09/05/2007 par .